Les Cris et la construction du barrage

Lors de l’élaboration du projet du complexe La Grande, le gouvernement du Québec ne consulte pas les Cris, qui occupent pourtant le territoire depuis des milliers d’années. Ceux-ci se mobilisent alors pour étudier le projet et demandent au gouvernement fédéral d’intervenir pour les appuyer. En 1974, à la suite d’un long processus de débats, les différentes bandes de la Baie-James fondent le Grand Conseil des Cris, un regroupement qui dirige les négociations et signe une entente de principe avec les gouvernements du Québec et du Canada. Pour la première fois, un accord porte sur le règlement des revendications territoriales des Autochtones au Canada. 

En 1975, la Convention de la Baie-James et du Nord québécois est signée. Elle octroie certains avantages aux Cris, notamment le droit exclusif de chasse, de trappe et de pêche dans certaines zones prédéterminées, la constitution de conseils autonomes de gestion et la possibilité de participer activement aux décisions dans le cadre de ce projet hydroélectrique. Les Cris et les Inuits reçoivent également un dédommagement financier de 225 millions de dollars. Malgré ces compensations, l'aménagement du complexe affecte grandement les Cris établis dans la région. Leur territoire est partiellement inondé suite à la construction des barrages et les poissons sont contaminés par le mercure. Ces conséquences les contraignent à modifier leur mode de vie ancestral et leurs habitudes alimentaires.

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