Histoire de la découverte du cratère

En 1943, un pilote de la US Air Force survole la région des Pingualuit et découvre la présence du cratère. Il faut attendre 1945 pour qu’il soit identifié géographiquement sur une carte. Le cratère suscite rapidement un grand intérêt dans la communauté scientifique. Deux hypothèses circulent alors sur l’origine du cratère : soit il s’agit du résultat d’un impact météorique, soit il constitue une cheminée volcanique. Cette dernière interprétation provoque bien des spéculations économiques, car ce type de cheminée volcanique est souvent associé à un gisement exploitable.

Les premiers Blancs à s’y rendre sont le prospecteur Frederick W. Chubb et le géologue V. Ben Meen. Ils y effectuent une brève inspection, et l’année suivante, Meen y retourne lors d’une seconde expédition dirigée par la National Geographic Society de Washington, en compagnie d’un géologue de l’Université de Montréal, Michel A. Bouchard. Les prochains Québécois à se rendre sur le site sont le botaniste Jacques Rousseau et le peintre René Richard, en 1951. Plusieurs autres expéditions du Royal Ontario Museum, de la Commission géologique du Canada et du Dominion Observatory of Canada se succèdent ensuite jusqu’au milieu des années 1960. D’autres recherches ont été effectuées dans les années 1980, principalement par les scientifiques de l’Université de Montréal. Ce n’est d’ailleurs que depuis 1988, à la suite de l’une de ces expéditions, qu’il est prouvé scientifiquement qu’il s’agit effectivement d’un cratère issu de l’impact d’un météorite.

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