Vie économique et politique des Cris

La signature de la Convention de la Baie-James et du Nord québécois est le point de départ d’un important développement économique pour les Cris. Plusieurs entreprises voient le jour au début des années 80 avec la mise en place de CREECO, une société de portefeuille qui gère aujourd’hui une dizaine de compagnies cries et qui a généré 160 millions de dollars de revenus durant l’année 2011. L’entreprise Cree Construction and Development Company Ltd, chef de file en construction au Québec, est chapeautée par CREECO. En 2011, elle fut la première compagnie autochtone à faire partie du palmarès du magazine Profit des 100 entreprises canadiennes ayant connu la plus forte croissance, avec un profit net de 9 millions de dollars en 2010. Le Plan Nord a, par ailleurs, favorisé un accroissement économique chez Air Creebec, qui assure le transport aérien vers la Baie-James et le nord de l’Ontario. En 2012, la compagnie a inauguré en un nouveau terminal de près de 10 millions de dollars à l’aéroport Pierre-Elliot-Trudeau, à Montréal. Le secteur administratif emploie également de nombreux membres de la nation crie. Toutefois, malgré ces changements majeurs dans leur économie, plusieurs membres de la nation crie continuent à vivre de ce que leur offre leur territoire, comme le faisaient leurs ancêtres. En 2002, l’implication des Cris dans le développement hydroélectrique, minier et forestier du territoire de la Baie-James est assurée par la signature de la Paix des braves, une nouvelle entente avec le gouvernement du Québec. Poursuivant toujours leurs négociations en vue d’obtenir un plus grand pouvoir de décision concernant leur territoire, les Cris ratifient un accord historique avec Québec en juillet 2012, pour la gouvernance d’Eeyou-Istchee.

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