Histoire des Innus

L’occupation humaine sur la Côte-Nord remonte à 8 000 ans, après le retrait des glaciers. Diverses cultures – paléoindienne, archaiques et paléo-esquimaudes, entre autres – se succèdent au fil des millénaires avant de faire place aux Innus. Au moment de leurs premiers contacts avec des Européens, des pêcheurs Basques venus s’aventurer dans les eaux du Saint-Laurent au début du 16e siècle, les Innus occupent une large partie de la péninsule Québec-Labrador. Leurs voisins sont les Cris, à l’est, et les Naskapis, au nord.  À l’époque, ils vivent de cueillette, de chasse et de pêche. Puis, de plus en plus d’Européens font leur apparition sur le territoire à partir de 1534. L’avènement du commerce des fourrures entraîne l’implantation de plusieurs postes de traite au confluent de nombreuses rivières comme la Moisie et la Manicouagan.

 À la fin du 16e siècle, Tadoussac est un important centre de traite des fourrures en raison de sa position géographique avantageuse, à la croisée des routes traditionnelles empruntées par les Autochtones. En échangeant des fourrures, les Innus, à l’instar de plusieurs autres Premières nations, font la découverte de denrées et produits européens dont ils ne peuvent bientôt plus se passer. Ils délaissent la chasse traditionnelle au caribou pour le piégeage, modifiant durablement leur mode de vie. Ils ne s’alimentent plus directement de ce qu’ils chassent, mais troquent leurs prises pour de la nourriture et des armes (pour obtenir un fusil, six castors sont nécessaires). Par ailleurs, la consommation d’alcool et les nombreux virus contractés au contact des Européens ont tôt fait de décimer leur population. 

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