Vie politique et sociale

Dans les années 70, à l’aube des premiers projets hydroélectriques de la Baie-James, des Inuits créent une association pour négocier avec le gouvernement et faire valoir leurs droits. Il en découle la signature de la Convention de la Baie-James et du Nord québécois en 1975. Cette convention mène à la création de plusieurs institutions et organismes dirigés par les Inuits, dont la Société Makivik qui s’occupe, entre autres, du développement social et économique du territoire (transport aérien, pêcheries, etc.). La prospérité économique des Inuits repose également sur l’émergence des coopératives, devenues aujourd’hui un pilier de leur développement et de leur autonomie économiques. Ces coopératives, présentes dans 13 des 14 villages du Nunavik, leur permettent de contrôler une grande partie des activités commerciales sur le territoire et ouvrent les marchés internationaux aux artistes et artisans.

Malgré cela, les statistiques actuelles démontrent que la vie des peuples nordiques est beaucoup plus ardue que celle des résidents du sud québécois. En 2006, on évaluait que l’espérance de vie des autochtones du Nunavik se situait autour de 66,7 ans, contre 79,3 ans pour la population du reste du Canada. Les statistiques révélaient aussi que plus de 50 % de la population totale était âgée de moins de 20 ans. Le revenu moyen des hommes inuits de plus de 15 ans était de 19 555 $, alors qu’il était de 50 047 $ pour les hommes non inuits habitant la région. L’accès à la propriété, selon le même rapport, était de seulement 3 % (contre 58 % au Québec), et le coût moyen d’un panier à provisions pour une famille de quatre personnes était de 230 $ au Nunavik, alors qu’il se situait autour de 144 $ à Montréal.

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