Histoire de Fort-Chimo

La région de Kuujjuaq était connue auparavant sous le nom de Fort-Chimo. Dans la langue inuktitute, chimo signifierait « êtes-vous amis? », expression utilisée par les autochtones lorsqu’ils entraient en contact avec des étrangers. Une autre théorie affirme que chimo serait une faute de prononciation de saimuk (qui signifie « serrons-nous la main »), mot qui aurait été déformé et utilisé par les commerçants pour identifier les Inuits.

En 1811, deux missionnaires moraves (religieux protestants originaires de Moravie), Benjamin Kohlmeister et George Kmoch, s’aventurent sur la rivière Koksoak à la recherche d’un lieu pour s’y établir. Ils sont les premiers explorateurs européens à découvrir ce territoire. Les notes concernant leurs observations attirent l’attention de la Compagnie de la Baie d’Hudson qui, en 1830, décide d’y établir un poste de traite de fourrure, le poste de Fort-Chimo. Cependant, contrairement à ce que croyaient les deux Moraves, le gibier à fourrure se fait plutôt rare. Le poste fermera donc ses portes en 1842 pour finalement les rouvrir en 1866. À cette époque, Montagnais, Inuits et Naskapis viennent y échanger des fourrures.

Presque une centaine d’années plus tard, en 1942, l’armée américaine construit une base aérienne sur la rive ouest de la rivière Koksoak. L’occupation du site par l’armée a pour effet d’accélérer le développement du village, qui deviendra le berceau de Kuujjuaq. À la fin de la Deuxième Guerre mondiale, les États-Unis cèdent la base au gouvernement canadien et, en 1948, une mission catholique s’établit dans le village. S’ensuit la construction d’un poste de soins infirmiers, d’une école et d’une station météorologique. Par la suite, la Compagnie de la Baie d’Hudson déménage près de l’aéroport, et les familles qui résidaient encore sur la rive est de la rivière lui emboîtent le pas. Kuujjuaq est officiellement constitué le 29 décembre 1979.

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