Mont D’Iberville

À cheval sur la frontière qui sépare le Québec de Terre-Neuve-et-Labrador, le mont D’Iberville culmine à 1646 m. Plus haut sommet du Québec, il fait partie de la chaîne des monts Torngat qui sont situés dans la péninsule de la baie d’Ungava et la pointe nord du Labrador.

En inuktitut, Torngat signifie « lieu habité par les esprits ». D’une beauté époustouflante, les monts Torngat sont issus du Bouclier canadien et font partie d’un parc national du même nom, créé en 2008, ce qui en fait le plus jeune des parcs nationaux du Canada.

Appelé mont Caubvik du côté de Terre-Neuve-Labrador, le mont D’Iberville doit son nom à Pierre Le Moyne d'Iberville, personnage important de l’histoire du Canada qui a réussi à reprendre l’ensemble des établissements et postes de traite français de la baie d’Hudson des mains des Britanniques en 1694, rétablissant ainsi la souveraineté française dans cette région.

Défini par un climat alpin, le mont D’Iberville abrite un glacier permanent – c’est d’ailleurs le seul endroit au Québec où l’on peut observer un glacier actif – et est composé de trois crêtes appelées Korak, Minaret et Terre-Neuve. Il est par ailleurs prisé par de nombreux amateurs d’escalade, durant la période estivale, bien qu’il soit difficile d’accès.

Aucune route ne mène aux monts Torngat. On ne peut y accéder que par avion, par hélicoptère ou encore par bateau, à partir de la baie Saglak, puis des rivières Steeker et Korok; un voyage d’une semaine à travers les vallées à couper le souffle des monts Torngat.

Le mont D’Iberville fait partie du parc national Kuururjuaq, qui signifie « vallée étroite » en inuktitut. La majeure partie du bassin hydrographique de la rivière Koroc, soit 98 %, est contenue dans les limites du parc, qui couvre une superficie de 4 461 kilomètres carrés. Cette vaste région protégée comprend des écosystèmes variés, propres aux trois zones naturelles faisant partie du parc Kuururjuaq, soit le plateau de la rivière George, la côte de la baie d’Ungava et les contreforts des monts Torngat. On retrouve passablement de végétation dans la vallée de la rivière Koroc, une rareté à cette latitude, ce qui fait la particularité de ce parc.

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