Le sous-sol du Nord-du-Québec

Les profondeurs du sol québécois sont riches en ressources minéralogiques. On dénombre plusieurs dizaines de minéraux, mais on ne connaît qu’environ 40 % de tout le potentiel minier de la province. Malgré cela, le Québec occupe une place enviable dans le paysage mondial de l’exploitation minière. À titre indicatif, il se classe deuxième plus important producteur d’or, de fer et de minéraux industriels au Canada. La carbonatite, une roche qui contient un métal rare, le niobium, est exploitée dans les bassesterres du Saint-Laurent, faisant passer le Québec au second rang de la production mondiale.

Plus de la moitié des explorations minières au Québec ont lieu dans la partie nord du territoire. Récemment, quatre régions principales ont fait l’objet de prospections plus importantes : le Nunavik, l’Abitibi-Témiscamingue, la Jamésie et la Côte-Nord. Le sous-sol québécois est composé à 90 % de roches précambriennes du Bouclier canadien. La portion restante est formée en grande partie de roches paléozoïques réparties dans la plateforme du Saint-Laurent, la bordure du fleuve Saint-Laurent et les Appalaches.

Il existe trois grandes provinces géologiques au Québec, toutes situées dans le territoire du Bouclier canadien. La plus ancienne, la province du Supérieur, s’étend dans la partie centrale du Bouclier. Elle couvre une superficie de 600 000 kilomètres carrés et est composée de roches âgées de 2,7 à 2,9 milliards d’années. Cette province est reconnue mondialement pour ses nombreux gisements de nickel, de cuivre, d’or et d’argent. Une douzaine de sous-provinces la divisent, dont celle de l’Abitibi-Témiscamingue, qui se démarque sur le plan économique.

La seconde province géologique est celle de Churchill, qui couvre une superficie d’environ 150 000 kilomètres carrés. Elle est composée d’anciennes chaînes de montagnes qui s’étendent sur quatre zones : la fosse de l’Ungava, l’orogène du Nouveau-Québec (fosse du Labrador), la province de Rae (craton du Grand Nord) et l’orogène des Torngat. Une troisième province, celle de Grenville, couvre la même superficie que celle du Supérieur, soit 600 000 kilomètres carrés. Elle serait constituée d’une ancienne chaîne de montagnes comparable à l’Himalaya, érodée au fil du temps par, entre autres, l’activité des glaciers. Cette province se démarque par ses mines de fer et d’ilménite, son potentiel en minéraux industriels et, dans une proportion plus négligeable, ses métaux usuels.

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